{"id":3318,"date":"2025-06-16T17:22:04","date_gmt":"2025-06-16T21:22:04","guid":{"rendered":"https:\/\/leguideguadeloupe.com\/fruits-maladie-parkinson\/"},"modified":"2025-06-16T17:22:04","modified_gmt":"2025-06-16T21:22:04","slug":"fruits-maladie-parkinson","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leguideguadeloupe.com\/blog\/fruits-maladie-parkinson\/","title":{"rendered":"Guadeloupe : une recherche met en lumi\u00e8re le lien entre la consommation de certains fruits et de leurs feuilles et le risque de maladie de Parkinson"},"content":{"rendered":"<p class=\"wp-block-paragraph\">La Guadeloupe, joyau des Cara\u00efbes, est connue pour ses plages idylliques, son rhum Cl\u00e9ment aux ar\u00f4mes l\u00e9gendaires et ses d\u00e9licieuses bananes de Guadeloupe. Pourtant, derri\u00e8re ces tr\u00e9sors tropicaux, une ombre inqui\u00e9tante plane sur la sant\u00e9 publique locale. Une r\u00e9cente \u00e9tude men\u00e9e par des chercheurs de l\u2019Institut du Cerveau et du CHU de la Guadeloupe a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un lien inattendu entre la consommation de certains fruits exotiques et de leurs feuilles et le risque aigu de maladie de Parkinson, notamment un variant atypique rencontr\u00e9 dans les Antilles fran\u00e7aises et d\u00e9sormais en Guyane. Cette d\u00e9couverte met en lumi\u00e8re un paradoxe alimentaire : ces fruits exotiques qui embellissent nos sirops de la Guadeloupe, notre jus de goyave pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 et m\u00eame les confiseries de Marie-Galante pourraient contenir des substances neurotoxiques, un coup dur pour les amateurs d\u2019\u00e9pices des \u00eeles et de chocolat de la Guadeloupe.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette forme particuli\u00e8re de Parkinson, qualifi\u00e9e de carib\u00e9enne atypique, pr\u00e9sente des sympt\u00f4mes moteurs mais aussi des troubles cognitifs allant jusqu\u2019aux hallucinations, bien plus s\u00e9v\u00e8res que la forme classique. \u00c0 travers des analyses m\u00e9ticuleuses, les chercheurs ont identifi\u00e9 une mol\u00e9cule toxique, l\u2019annonacine, pr\u00e9sente dans trois fruits tr\u00e8s consomm\u00e9s localement : le corossol, le cachiman et la pomme cannelle, mais aussi dans les feuilles de ces arbres. Cette nouvelle donne scientifique bouscule les id\u00e9es re\u00e7ues, et soul\u00e8ve une question essentielle : nos saveurs tropicales pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es cachent-elles un risque pour notre cerveau ?<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour mieux comprendre cette \u00e9pineuse question, il convient d\u2019explorer en d\u00e9tail cette maladie neurologique, ses sp\u00e9cificit\u00e9s dans nos \u00eeles, les m\u00e9canismes d\u2019action de l\u2019annonacine, les habitudes alimentaires locales qui lient consommation et risques, ainsi que les pistes pour contrer ce danger insidieux en m\u00ealant tradition et pr\u00e9vention. Sans oublier, bien s\u00fbr, un regard d\u00e9cal\u00e9 sur les mani\u00e8res dont la population guadeloup\u00e9enne navigue entre plaisir gustatif et pr\u00e9cautions sanitaires, dans un contexte o\u00f9 le prix des aliments reste un enjeu crucial selon l\u2019enqu\u00eate r\u00e9cente de l\u2019INSEE qui r\u00e9v\u00e8le un \u00e9cart de plus de 16% des co\u00fbts alimentaires entre Guadeloupe et m\u00e9tropole.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">D\u00e9mystifier la maladie de Parkinson en Guadeloupe : comprendre le Parkinson atypique carib\u00e9en et ses sympt\u00f4mes sp\u00e9cifiques<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La maladie de Parkinson, touche environ 200 000 personnes dans l\u2019Hexagone, mais en Guadeloupe, elle prend souvent une forme plus s\u00e9v\u00e8re et singuli\u00e8re. Ce variant particulier, appel\u00e9 Parkinson atypique carib\u00e9en, a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 depuis plus de vingt ans par le professeur Annie Lannuzel, neurologue au CHUG Pointe-\u00e0-Pitre\/Abymes. Contrairement \u00e0 la forme classique qui entra\u00eene principalement des sympt\u00f4mes moteurs progressifs comme tremblements, lenteur et rigidit\u00e9, cette variante associe \u00e9galement une s\u00e9rie de troubles cognitifs et physiques complexes.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette forme sp\u00e9cifique s&rsquo;exprime notamment par :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li><strong>Des signes moteurs<\/strong> de Parkinson traditionnels : tremblements, raideurs musculaires et lenteur des mouvements.<\/li><li><strong>Des troubles cognitifs<\/strong>, dont des pertes de m\u00e9moire, des hallucinations visuelles et des difficult\u00e9s \u00e0 effectuer des t\u00e2ches quotidiennes qui sollicitent la m\u00e9moire et l\u2019attention.<\/li><li><strong>Des troubles de l\u2019\u00e9quilibre<\/strong> provoquant des chutes r\u00e9p\u00e9t\u00e9es, ainsi que des anomalies de la pression art\u00e9rielle, notamment des chutes de tension orthostatiques en position debout.<\/li><\/ul>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces sympt\u00f4mes combin\u00e9s peuvent gravement alt\u00e9rer la qualit\u00e9 de vie des patients. Mais qu\u2019est-ce qui diff\u00e9rencie cette maladie carib\u00e9enne d\u2019autres formes de Parkinson, et pourquoi est-elle si pr\u00e9sente dans nos \u00eeles ? Contrairement \u00e0 la croyance populaire, ni la g\u00e9n\u00e9tique ni les pesticides ne suffisent \u00e0 expliquer cette particularit\u00e9 locale. D\u2019autres \u00e9l\u00e9ments environnementaux, notamment l\u2019alimentation, semblent jouer un r\u00f4le crucial.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 ce sujet, une \u00e9tude pionni\u00e8re a mis en avant le r\u00f4le d\u2019une mol\u00e9cule appel\u00e9e annonacine, une toxine naturelle pr\u00e9sente dans le corossol, le cachiman et la pomme cannelle, ainsi que dans leurs feuilles. Ce panel alimentaire est tr\u00e8s pris\u00e9 dans la r\u00e9gion et tr\u00e8s souvent utilis\u00e9 dans la pr\u00e9paration de desserts, sirops de la Guadeloupe, jus ou m\u00eame dans certaines confiseries de Marie-Galante. Le paradoxe est saisissant : ces fruits exotiques sont des symboles du patrimoine culinaire local, mais ils pourraient aussi contribuer \u00e0 une d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence c\u00e9r\u00e9brale inqui\u00e9tante.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Sympt\u00f4mes Parkinson Classique<\/th>\n<th>Sympt\u00f4mes Parkinson Atypique Carib\u00e9en<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Tremblements au repos<\/td>\n<td>Tremblements plus s\u00e9v\u00e8res associ\u00e9s \u00e0 hallucinations<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Lenteur et raideur musculaire<\/td>\n<td>Lenteur, rigidit\u00e9 et troubles cognitifs marqu\u00e9s<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Quelque trouble de l\u2019\u00e9quilibre<\/td>\n<td>Chutes fr\u00e9quentes dues \u00e0 des troubles de l\u2019\u00e9quilibre et hypotension<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Absence de troubles de la m\u00e9moire<\/td>\n<td>Amn\u00e9sie et troubles cognitifs similaires \u00e0 Alzheimer<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Mieux appr\u00e9hender les m\u00e9canismes et la progression du Parkinson atypique carib\u00e9en<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Parkinson atypique en Guadeloupe \u00e9volue g\u00e9n\u00e9ralement plus vite que la forme classique, avec une d\u00e9gradation rapide des fonctions motrices et cognitives. Les patients, souvent diagnostiqu\u00e9s tardivement, doivent alors affronter un cocktail symptomatique complexe qui exige une prise en charge adapt\u00e9e et un suivi neurologique approfondi.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c9tant donn\u00e9 la gravit\u00e9 accrue de cette forme, les chercheurs soulignent l\u2019importance d\u2019une avanc\u00e9e dans la compr\u00e9hension de ses d\u00e9clencheurs. La d\u00e9couverte r\u00e9cente du lien avec la consommation r\u00e9p\u00e9t\u00e9e de certaines plantes riches en annonacine repr\u00e9sente une piste prometteuse pour mieux pr\u00e9venir cette maladie.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La mol\u00e9cule annonacine : comment ce fruit tropical pourrait contribuer \u00e0 la neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Zoom sur l\u2019annonacine, cette mol\u00e9cule lipophile d\u00e9couverte \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des fruits exotiques locaux qui alimente les inqui\u00e9tudes m\u00e9dicales. Cette substance naturelle, isol\u00e9e dans le corossol, le cachiman et la pomme cannelle, est une v\u00e9ritable bombe \u00e0 retardement pour les neurones. Une fois ing\u00e9r\u00e9e, elle traverse ais\u00e9ment la barri\u00e8re h\u00e9mato-enc\u00e9phalique, cette passerelle ultra-s\u00e9lective entre le sang et le cerveau.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Selon le Dr Patrick-Pierre Michel, expert en neurosciences \u00e0 l\u2019Institut du Cerveau \u00e0 Paris, l\u2019annonacine agit comme un asphyxiant pour les neurones :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Elle emp\u00eache la production d\u2019\u00e9nergie cellulaire, en perturbant les mitochondries, les centrales \u00e9nerg\u00e9tiques des cellules.<\/li><li>Le d\u00e9ficit \u00e9nerg\u00e9tique provoque une lente d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence neuronale, entra\u00eenant la mort progressive des cellules c\u00e9r\u00e9brales.<\/li><li>Cette toxicit\u00e9 accrue pourrait expliquer la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 plus grande du Parkinson atypique observ\u00e9 en Guadeloupe et dans les Antilles fran\u00e7aises.<\/li><\/ul>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Attention, cette mol\u00e9cule n\u2019est pas toujours pr\u00e9sente en quantit\u00e9s pr\u00e9occupantes dans tous les fruits ou feuilles, mais c\u2019est la consommation r\u00e9guli\u00e8re et en grandes quantit\u00e9s, souvent par des populations locales qui ignorent ce risque, qui semble favoriser l\u2019\u00e9mergence de la maladie.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Fruit\/Feuille<\/th>\n<th>Pr\u00e9sence d&rsquo;annonacine<\/th>\n<th>Consommation locale (2025)<\/th>\n<th>Utilisation culinaire<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Corossol<\/td>\n<td>Forte<\/td>\n<td>\u00c9lev\u00e9e<\/td>\n<td>Jus de goyave, sirops de la Guadeloupe, desserts traditionnels<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Cachiman<\/td>\n<td>Mod\u00e9r\u00e9e<\/td>\n<td>Mod\u00e9r\u00e9e<\/td>\n<td>Consommation fra\u00eeche et pr\u00e9parations locales<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Pomme cannelle<\/td>\n<td>Pr\u00e9sence confirm\u00e9e<\/td>\n<td>Mod\u00e9r\u00e9e<\/td>\n<td>Infusions, confiseries de Marie-Galante, \u00e9pices des \u00eeles<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour pr\u00e9venir ces risques, il est crucial que les populations locales soient inform\u00e9es et que la recherche continue d\u2019\u00e9valuer pr\u00e9cis\u00e9ment les doses de consommation sans danger. Les habitudes alimentaires traditionnelles se heurtent ici \u00e0 un besoin urgent de r\u00e9adaptation et de sensibilisation sans pour autant renier l\u2019identit\u00e9 culinaire.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les habitudes alimentaires antillaises face au risque de Parkinson : d\u00e9cryptage et solutions pour \u00e9quilibrer plaisir et s\u00e9curit\u00e9<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La richesse de la cuisine guadeloup\u00e9enne est un m\u00e9lange savoureux entre\u00a0fruits exotiques des Cara\u00efbes, \u00e9pices des \u00eeles et douceurs locales. Bananas de Guadeloupe, sirops parfum\u00e9s, confiserie de Marie-Galante et m\u00eame le chocolat de la Guadeloupe font partie int\u00e9grante de la culture alimentaire des habitants. Pourtant, entre inflation alimentaire et enjeux de sant\u00e9, il devient crucial de trouver un juste \u00e9quilibre afin d\u2019\u00e9viter que la gastronomie locale ne devienne un facteur aggravant.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une enqu\u00eate r\u00e9cente men\u00e9e par l\u2019INSEE souligne qu\u2019en 2025, le co\u00fbt de l&rsquo;alimentation en Guadeloupe est sup\u00e9rieur de 16 % \u00e0 celui de la m\u00e9tropole, un d\u00e9fi de taille pour les m\u00e9nages face \u00e0 une inflation galopante. Pourtant, la consommation locale ne fl\u00e9chit pas, signe d\u2019une attache forte aux produits r\u00e9gionaux. Cette r\u00e9silience peut para\u00eetre surprenante face aux alertes sanitaires, mais elle refl\u00e8te une identit\u00e9 culturelle profonde.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour mieux comprendre l\u2019impact de la consommation sur le risque de Parkinson atypique, voici quelques recommandations et usages \u00e0 privil\u00e9gier :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Limiter la consommation r\u00e9guli\u00e8re de corossol et de ses feuilles, notamment en jus et sirops populaires, pour r\u00e9duire l\u2019exposition \u00e0 l\u2019annonacine.<\/li><li>Favoriser une diversification des fruits exotiques car ils contiennent divers antioxydants b\u00e9n\u00e9fiques, tout en \u00e9vitant les quantit\u00e9s excessives de certains \u00e9l\u00e9ments toxiques.<\/li><li>Encourager la pratique d\u2019activit\u00e9s physiques r\u00e9guli\u00e8res, car selon une \u00e9tude r\u00e9cente, six heures de sport par semaine r\u00e9duisent de moiti\u00e9 le risque de d\u00e9velopper cette maladie.<\/li><li>Utiliser avec mesure la pomme cannelle, notamment dans les infusions, pour conserver le plaisir gustatif avec mod\u00e9ration.<\/li><li>Int\u00e9grer plus de produits locaux non toxiques, tels que le miel de la Guadeloupe et les bananes de Guadeloupe, qui apportent \u00e9nergie sans risque.<\/li><\/ul>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Produit<\/th>\n<th>Risque li\u00e9 \u00e0 la maladie de Parkinson atypique<\/th>\n<th>Conseil de consommation<\/th>\n<th>Utilisation locale typique<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Corossol (fruits et feuilles)<\/td>\n<td>\u00c9lev\u00e9<\/td>\n<td>Consommation limit\u00e9e, \u00e9viter les jus \u00e9pais<\/td>\n<td>Sirops, desserts, jus de goyave aromatis\u00e9s<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Cachiman<\/td>\n<td>Moyen<\/td>\n<td>Consommation mod\u00e9r\u00e9e, vari\u00e9t\u00e9 avec d\u2019autres fruits<\/td>\n<td>Consommation fra\u00eeche<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Pomme cannelle (infusions)<\/td>\n<td>Pr\u00e9sence d\u2019annonacine, consommation mod\u00e9r\u00e9e<\/td>\n<td>Pr\u00e9f\u00e9rer mod\u00e9ration, \u00e9viter surdosage<\/td>\n<td>\u00c9pices des \u00eeles, confiseries<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Bananes de Guadeloupe<\/td>\n<td>Faible<\/td>\n<td>Riche en nutriments, \u00e0 privil\u00e9gier<\/td>\n<td>Fruits frais, desserts locaux<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Miel de la Guadeloupe<\/td>\n<td>Faible<\/td>\n<td>Selon pr\u00e9f\u00e9rence, consomm\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement<\/td>\n<td>\u00c9dulcorant naturel<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il est \u00e0 noter que d\u2019autres enqu\u00eates comme celle men\u00e9e par l\u2019ORSAG mettent en lumi\u00e8re les liens entre alimentation, pauvret\u00e9 et sant\u00e9 en Guadeloupe, rappelant que toute politique sanitaire doit s\u2019adapter au contexte socio-\u00e9conomique local (<a href=\"https:\/\/orsag.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/ORSaG_Nutrition_revenus_et_insecurite_alimentaire_DT2012.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">source ORSAG<\/a>).<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Mobilisation locale et perspectives pour pr\u00e9venir le Parkinson atypique en Guadeloupe<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Face \u00e0 ce d\u00e9fi sanitaire in\u00e9dit, la recherche guadeloup\u00e9enne s\u2019engage avec rigueur pour d\u00e9velopper des strat\u00e9gies de pr\u00e9vention alliant tradition et modernit\u00e9. L\u2019accent est mis sur l\u2019\u00e9ducation des populations afin de mieux cerner les risques li\u00e9s \u00e0 certains fruits exotiques, tout en valorisant les bienfaits connus d\u2019autres composantes du terroir local, comme le chocolat de la Guadeloupe et le rhum Cl\u00e9ment, consomm\u00e9s avec mod\u00e9ration \u00e9videmment.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Des actions concr\u00e8tes ont \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9es :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Campagnes d\u2019information cibl\u00e9es autour des fruits pr\u00e9sentants une concentration \u00e9lev\u00e9e en annonacine.<\/li><li>Encouragement \u00e0 la diversification alimentaire avec int\u00e9gration des \u00e9pices des \u00eeles non toxiques.<\/li><li>Promotion de l\u2019activit\u00e9 physique, en s\u2019appuyant sur des programmes sportifs locaux pour le grand public.<\/li><li>Etudes compl\u00e9mentaires pour d\u00e9tecter l\u2019impact combin\u00e9 potentiel de la g\u00e9n\u00e9tique, des pesticides et de l\u2019alimentation.<\/li><\/ul>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette mobilisation est essentielle pour que les Guadeloup\u00e9ens continuent \u00e0 savourer leurs sp\u00e9cialit\u00e9s tout en pr\u00e9servant au mieux leur sant\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Mesure de pr\u00e9vention<\/th>\n<th>Description<\/th>\n<th>B\u00e9n\u00e9fice attendu<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Information et sensibilisation<\/td>\n<td>Diffusion de documents de vulgarisation et ateliers dans les \u00e9coles<\/td>\n<td>Meilleure connaissance des risques, changement des habitudes<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Promotion d\u2019une alimentation diversifi\u00e9e<\/td>\n<td>Favoriser fruits non toxiques et limiter fruits \u00e0 annonacine<\/td>\n<td>R\u00e9duction des intoxications neuronales<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Activit\u00e9 physique r\u00e9guli\u00e8re<\/td>\n<td>Programmes sportifs adapt\u00e9s au risque Parkinson<\/td>\n<td>Diminution du risque de d\u00e9claration de la maladie<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Recherche multidisciplinaire<\/td>\n<td>Partenariat entre le CHUG, l\u2019Institut du Cerveau et universit\u00e9s<\/td>\n<td>Compr\u00e9hension approfondie de la maladie et de ses causes<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><otoinstagram href=\"https:\/\/www.inserm.fr\/dossier\/parkinson-maladie\/\" uid=\"instagram-68508af621ad7\"><\/otoinstagram><\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">FAQ \u2013 Questions fr\u00e9quemment pos\u00e9es sur la maladie de Parkinson atypique li\u00e9e aux fruits exotiques en Guadeloupe<\/h2>\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li><strong>Quels sont les fruits concern\u00e9s par le risque li\u00e9 \u00e0 la maladie de Parkinson atypique ?<\/strong><br>Le corossol, le cachiman et la pomme cannelle sont les fruits principalement associ\u00e9s \u00e0 la pr\u00e9sence d\u2019annonacine, substance toxique pour les neurones.<\/li><li><strong>Comment limiter les risques de d\u00e9velopper cette maladie en Guadeloupe ?<\/strong><br>Il est conseill\u00e9 de limiter la consommation r\u00e9guli\u00e8re du corossol, surtout sous forme de jus ou sirops concentr\u00e9s, diversifier son alimentation, et pratiquer une activit\u00e9 physique soutenue d\u2019au moins six heures par semaine.<\/li><li><strong>La maladie de Parkinson atypique affecte-t-elle d\u2019autres r\u00e9gions que les Antilles ?<\/strong><br>Cette forme particuli\u00e8re est majoritairement observ\u00e9e en Guadeloupe, Martinique et depuis peu en Guyane, mais reste rare voire exceptionnelle ailleurs.<\/li><li><strong>L\u2019annonacine est-elle pr\u00e9sente dans tous les fruits exotiques de la r\u00e9gion ?<\/strong><br>Non, elle est sp\u00e9cifiquement concentr\u00e9e dans le corossol, le cachiman et la pomme cannelle, pas dans les bananes de Guadeloupe ou dans le miel local.<\/li><li><strong>Existe-t-il des alternatives locales s\u00fbres pour remplacer ces fruits \u00e0 risque ?<\/strong><br>Oui, les bananes de Guadeloupe, le miel de la Guadeloupe, ainsi que les \u00e9pices des \u00eeles et le chocolat de la Guadeloupe, consomm\u00e9s avec mod\u00e9ration, sont d\u2019excellentes alternatives riches en saveurs.<\/li><\/ul>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Guadeloupe, joyau des Cara\u00efbes, est connue pour ses plages idylliques, son rhum Cl\u00e9ment aux ar\u00f4mes l\u00e9gendaires et ses d\u00e9licieuses 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